dimanche 1 février 2009

les guesthouses en Arménie

On avait lu et entendu de part et d'autre que l'hospitalité en Arménie n'était pas un vain mot. A défaut d'être vide de sens, on le reconnaît, il a été vide de chaleur : on s'est pelé, c'était à peine supportable !

Chez Gayané, Erevan
Isa s'entête et Sophie se désespère de trouver cette guest house : le guide renseigne qu'elle est au 25 de la rue Sayat Nova... mais on passe du 23 au 52 ! On finit par entrer dans une boutique d'informatique qui téléphone au numéro de la guest house indiqué sur le guide... le 25 se révèle être à 1km plus loin, à l'opposé de la ville ; on ne comprendra jamais comment sont numérotées les rues...

Nos efforts sont récompensés : on se sent vite chez nous : dès rentrées de nos périgrinations, à toute heure du jour et de la nuit, on aura notre thé, nos baklawa et nos fruits secs. Même nos chaussettes se sentiront complètement à l'aise sur le fil à linge, comme à la maison !

Chez Svetlena, la veuve dans la maison glaciale à Idjevan :
Fortes d'un peu d'expérience sur les guesthouses, on souhaite éviter l'isolement et se cantonner à une guesthouse située sur la "rue principale" de Idjévan. La rue principale, oui, mais au numéro 3. Et l'on découvre que le numéro 3 se trouve à 10 minutes du centre, en taxi, sur une montagne (tiens, le numéro 3 est à côté du numéro 24)... et que la maison est glaciale !!
La cuisine, seule pièce un peu tiède de cette vaste demeure, est chauffée avec un feu de la gazinière. Notre "chambre" est juste gelée, et pis c'est tout ; elle n'a pas dû être habitée depuis au moins 10 ans.
Après nous avoir offert un thé, notre hôtesse s'éclipse dans la maison d'à côté, chauffée par un feu de bois cosy... nous laissant seules dans cet intérieur gelé (il n'y a pas plus fort comme mot dans la langue française ?). C'est l'occasion d'une de nos plus belles réalisations vidéo, le "film d'horreur":








Chez Lilit, Sanahine
Perdues à Sanahine, devant un hotel délabré, fermé, le seul de Sanahine, nous sommes un poil désemparées. Pas le choix, nous nous rabattons sur le plan B : guest house dont Ganayé nous a donné les coordonnées... en cyrillique. Quand tout d'un coup, au milieu de la rue, surgissant de nulle part, une petite fille de 13 ans parlant parfaitement anglais nous aborde gentillement et tout naturellement : elle nous invite chez sa tante Lilit qui nous attend avec impatience. Après trois jours à balbutier nos deux-trois mots d'arméniens, on se retrouve à parler anglais au fin fond du bout du monde, avec des personnes d'une étrange modernité d'esprit. C'est étonnant, inattendu, super... sauf que l'eau sera coupée et qu'est qu'on se pèle !! La maman de Lilit prend sous le coude le chauffage de la pièce où nous allons dormir ; Isa s'assoit pour accuser le coup, Sophie demande un peu de chauffage pour la nuit, juste un peu... ben allumez donc la lumière nous répond Lilit... bah bien sûr, c'est que ça chauffe une ampoule ! On s'installe dans notre canapé lit avec trois édredons complémentaires, nos vêtements. Vodka le lendemain matin à 9h pour se réchauffer ; faudra bien ça pour affronter la journée de retour à Erevan. Est-ce que c'est ça qui nous aidera à chanter puis somnoler dans le marchoutka ?

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