Envers et contre l'avis de tous et de toutes, nous nous y sommes rendues : un centre de taxi refuse de nous y emmener (route trop dangeureuse nous dit une personne de la Mairie de Goris qui l'a appelé pour nous) ; ni une ni deux, Sophie appelle un arménien rencontré la veille qui nous disait y aller pour y réparer des équipements électriques ; zut, il est déjà parti ; on ne lâche pas l'affaire pour autant et on insiste pour appeler un autre centre de taxi... ça y est ! On est sur la route : à part quelques nids de poule tous les deux mètres et une route pas du tout à flan de montagne, RAS.
Ce monastère fut le centre spirituel du royaume de Siouie et est aujourd'hui un lieu de pélerinage. On y découvre la charmante petite église de Sainte-Mère-de-Dieu et une magnifique chambre (celle de l'évêque) avec vue panoramique sur la vallée. On y restera un moment à méditer au calme... avant que le chauffeur de taxi nous tourne autours pour nous indiquer qu'il aimerait bien y aller. Ok, ok, on y va.
Gochavank, on the road to Idjévan (Nord de l'Arménie) : Détruit par un séisme au XIIème siècle, il fût reconstruit au XIIIème et abritât de nombreux textes de lois des trois confessions (chrétienne, juive et musulmane) recuillis par son fondateur, Mikhitar Goch, ainsi que des textes bouddhistes, dit-on. Malgré cet oecuménisme affiché, les Mongols brûlèrent la quasi totalité de ces richesses.
Makaravank, on the road again towards the North. Celui-là aussi, on l'aura mérité !!
A une dizaine de km de Idjévan, traverser le charmant petit village de Atchadjour puis continuer 3 km au sud-ouest de ce village... et là... rien, une purée de pois, on y voit que d'. Le chauffeur de taxi nous dit que si que si, le monastère est là-bas, en contrebas, suivez le chemin mes petites, encore un peu plus loin. Sophie est prise d'un coup de flippe : et si le chauffeur se faisait la malle avec les sacs qui sont dans le coffre du taxi ? Allers-retours incessants entre là où est censé être le monastère et le taxi. Ca tombe bien, il fait froid ; ça réchauffe. Après 20mn, on abandonne : on se dit que le chauffeur nous a entourloupé en nous disant que c'était là mais en fait c'est pas là, et pis c'est tout. Mais comme pour Tatev, têtue comme une bonne grosse mule, Soph insiste ; ok, ok, on y retournera le lendemain. Il fait beau : peut-être qu'on le verra de loin. Et là, à deux pas d'où on était, se découvre le monastère, bien énorme comme il faut, faudrait être bigleuses pour pas le voir. Et on se mord les joues sur ce qu'on a pensé de notre chauffeur, hyper sympa hyper adorable hyper conscencieux (comme tous nous autres chauffeurs). Il ressemblait à Shrek, d'ailleurs (en moins vert) ; trop chou.
Et nous sommes récompensées : l'église principale est fermée mais on tripe à fond les ballons (at the very deep down bottom of the baloons) ; on visite les monastères les pieds dans la neige, la tête au soleil et dans les émotions. C'est le full foot.
Monastère construit aux XII et XIIIème siècles, l'église principale est surmontée d'un tambour cylindrique parcouru d'une fine colonnade soulignée de frises superbement sculptées. Les façades présentent aussi un riche décor sculpté, des motifs géométriques et figures animales. Et la petite église ocotgonale Sainte-Mère-de-Dieu coiffée du traditionnel toit conique est charmante.
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